En 2021, un prix ChaMo s’élevant à 1 500 € a été attribué à Eleni Angelopoulou pour son projet « La dysmorphie corporelle chez les adolescents ». Ce projet innovant rassemble en effet tous les critères d’attribution de ce prix : orientation sociale et sociétale, responsabilité sociale, humanité, innovation, créativité.
La dysmorphie corporelle chez les adolescents se caractérise par la conviction que la personne qui en souffre à l’air déformée ou extrêmement laide (par exemple, elle croit avoir un énorme menton ou une peau très marquée), alors qu’en réalité, elle a l’air parfaitement normale. Un autre exemple est celui d’une image corporelle complètement erronée : un adolescent peut avoir l’impression d’être gros alors qu’il est en sous poids.
Bien que la plupart des gens soient conscients d’eux-mêmes tout en possédant quelques insécurités, les problèmes d’image corporelle dans les cas de dysmorphie corporelle sont tellement extrêmes et délirants qu’ils défient souvent toute forme de pensée rationnelle et peuvent amener une personne à se retirer des contacts sociaux par peur ou par dégoût de soi. Ce trouble peut être extrêmement perturbant dans la vie quotidienne, surtout pour un adolescent.